Ce n’est pas pour les intérêts du peuple malien, mais pour les trusts français qu’Hollande va-t-en guerre

French President Francois Hollande speaks with soldiers in Tulle

 

Tous les mensonges nous sont servis pour justifier la guerre où Hollande vient de s’engager au Mali.

Une opération préparée depuis quelques mois par l’envoi de cadres militaires sur place depuis août et l’acheminement de matériel et d’avions sur les bases françaises des pays voisins.

Certes, les bandes armées islamistes qui ont pris le contrôle du nord du Mali, y exercent leurs pillages et leur dictature sur les populations. Mais étaient-elles vraiment à deux doigts de conquérir Bamako ? Le fait que l’armée française ait lancé, en même temps que cette opération, un raid en Somalie pour tenter de libérer un agent des services secrets français retenu en otage depuis 3 ans, montre que le calendrier était fixé d’avance. Hollande savait qu’avec son offensive au Nord-Mali il risquait la vie des otages français prisonniers dans la région ; il aurait donc bien aimé une auréole de libérateur d’otage, du moins en Somalie. Fiasco : l’otage est mort.

 

Mais le plus gros des mensonges est bien de prétendre que l’intervention française à pour but de sauver le peuple malien.

La France s’engage au Mali pour la perpétuation de sa main mise sur le pays et de sa position dominante dans les pays de l’Ouest africain et de Centre-Afrique : pour le coton, l’or, le bois… et l’uranium dont Areva exploite les gisements du Niger voisin et une société française explore des gisements maliens.

Cette guerre, qui a fait d’entrée des victimes civiles, pourrait bien se révéler longue, ruiner le pays plus qu’il ne l’est déjà. Qu’on en juge par ce qu’a apporté la guerre de Libye : un pays aujourd’hui en ruine, divisé, où règnent des bandes armées rivales, dominées en grande partie par des extrémistes religieux semblables à ceux que l’on se fait fort de combattre aujourd’hui au Mali.

On nous a montré à la télévision des manifestations de joie à Bamako de Maliens espérant en finir avec la division du pays, la ruine de l’économie, les pénuries, l’explosion des prix et les exodes de populations. On peut comprendre leurs espoirs, ou plutôt leurs illusions. Mais on a omis de nous montrer la manifestation de vendredi dernier, le jour même du début de la guerre, dans les rues de cette même ville de Bamako, de ceux qui disaient NON à l’intervention étrangère. Ils étaient moins nombreux, mais plus méfiants.

Ce n’est pas pour les intérêts du peuple malien que le gouvernement français a pris la tête de cette guerre. La situation catastrophique du Mali est en grande partie l’œuvre de la France, qui en pille depuis si longtemps les richesses. Tout en se payant le luxe de faire, en prime, travailler ici les immigrés maliens dans les travaux les plus durs, sans papiers et sans droits.

Non à l’intervention militaire française.



Les patrons reçoivent leurs étrennes, sans l’accord des travailleurs !

Alors que les vagues de licenciements se succèdent, les patrons se félicitent d’avoir signé un accord qui diminuerait leur « peur de l’embauche »… Ce que Hollande qualifie de « succès du dialogue social » est en fait une vraie machine de guerre contre les travailleurs.

L’accord vise à généraliser tous ces chantages à l’emploi déjà expérimentés dans différentes entreprises. Prétextant des difficultés économiques, les patrons pourront imposer à leurs salariés des baisses de salaire, des fluctuations de la durée du travail et des mutations arbitraires. Une escroquerie légalisée qui leur permet de faire baisser les effectifs, sans même se soumettre aux quelques maigres conditions juridiques et financières d’un PSE.

La servilité des syndicats signataires est pitoyable et révoltante. La CGT et FO ont refusé de signer. Tant mieux car c’était la moindre des choses. Mais le vrai refus ne peut venir que d’une riposte collective de tous les travailleurs

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