Élections municipales : Faire entendre la voix de l’opposition ouvrière au gouvernement

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 Avec le « Pacte de responsabilité » qui va permettre aux patrons de toucher 30 milliards d’euros d’aides supplémentaires, sans même s’engager à créer le moindre emploi, la coupe est pleine. Ce pacte entre Hollande et le Medef suscite l’écœurement chez les salariés. Ce gouvernement, comme le précédent, a pour unique préoccupation de trouver comment verser toujours plus de subventions aux grandes entreprises. Il peut ensuite nous chanter le refrain habituel : « les caisses de l’État sont vides, il faut faire des sacrifices ». Elles sont vidées par un virement permanent vers les comptes des plus riches. Ce sont ces mêmes grandes fortunes qui annoncent jour après jour le licenciement de milliers de salariés ici et là pour augmenter encore leurs profits.

Il est temps de faire entendre notre colère et de saisir les occasions de l’exprimer. Les élections municipales en sont une, du moins là où des listes exprimant l’opposition du monde du travail au gouvernement se présentent.

Les politiciens de droite ou du PS et apparentés, qui se présentent un peu partout pour conserver ou prendre un fief municipal, tentent de faire croire qu’il y aurait un enjeu pour nous à leur élection. C’est complètement faux, puisque les moyens dont dispose une mairie dépendent de ce que l’État lui alloue comme financement. Au moment où toutes les mesures gouvernementales sont prises pour nous serrer la ceinture, il est évident que dans le domaine du logement ou des services publics, les moyens sont et seront insuffisants.

Refusons la politique pro-patronale du gouvernement

Partout où c’est possible, pour refuser ce chantage à la « crise », il faut voter pour des listes qui mettent en avant les intérêts des travailleurs et de tous ceux qui sont privés d’emplois : celles présentées par le Nouveau parti anticapitaliste ou par Lutte ouvrière. C’est une manière d’exprimer notre refus de la politique pro-patronale menée par la gauche gouvernementale comme par la droite, tout comme notre refus de la démagogie d’extrême-droite, qui ne vise qu’à dresser les travailleurs les uns contre les autres : ce ne sont pas les immigrés qui licencient, précarisent et suppriment des postes !

Les listes du NPA et de LO défendent des revendications d’urgence pour tous, entre autres :

- Interdiction des licenciements et partage du travail entre tous avec maintien du salaire.

- Augmentation des salaires de 300 € mensuels pour tous ; pas de salaires inférieurs à 1700 € nets.

- Arrêt des subventions à fonds perdus aux entreprises privées, sous prétexte de création d’emplois qu’on n’a jamais vus et ne verra pas ; mais créations des emplois indispensables dans les services publics.

Ces mesures n’ont rien d’utopique. Elles permettraient aux travailleurs de traverser la crise en la faisant payer à ceux qui s’enrichissent sur le dos des couches populaires. Il s’agit de prendre l’argent où il est : dans la poche des gros actionnaires, des prédateurs du CAC 40.

Bien sûr, aucune élection ne permettra cela. C’est pourquoi le programme défendu par les listes NPA ou LO est un programme de luttes, mieux, un programme d’unification de nos luttes qui actuellement restent encore dispersées.

C’est la classe des travailleurs qui fait tourner l’économie et qui organise tout ce qui est nécessaire à la société. C’est elle qui par ses luttes peut inverser le rapport de forces avec les patrons et le gouvernement. Il est temps de nous préparer, bien au-delà des élections, aux combats indispensables.

Voter pour ces listes du NPA et de LO, c’est renforcer tous ceux qui refusent de baisser la tête et de se résigner, tous ceux qui se battent contre l’exploitation.

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