Le 9 octobre, manifestons contre l’austérité et pour interdire les licenciements !

 


 

 

Samedi soir sur nos écrans télé, on a pu voir les ouvriers de Ford Blanquefort, venus de Bordeaux, et ceux de PSA d’Aulnay, investir le Salon de l’automobile pour y semer un joyeux bazar. Les reportages de France 3 ont également montré les salariés des différentes entreprises du 93, rejoints par ceux de Ford, aux côtés de ceux de PSA, lors du rassemblement de l’après-midi à la cité des 3000 d’Aulnay. Ce qui était aussi remarquable, c’est qu’au salon de l’auto les ouvriers qui manifestaient ont reçu un accueil enthousiaste et solidaire de la part du public. Car ceux qui viennent admirer les belles mécaniques du Mondial (sans pouvoir se les payer d’ailleurs !) sont souvent eux-mêmes des travailleurs qui craignent pour leur emploi. Alors tant mieux si ceux qui se battent en ce moment dans toutes les entreprises, nombreuses, où plane la menace des licenciements, parviennent à attirer l’attention de ceux qui ne se battent pas encore, mais pourraient les rejoindre bientôt !

Le chantage patronal

Car le patronat, de son côté, est plus que jamais résolu à mener l’offensive contre les travailleurs. En témoignent les récentes déclarations de Philippe Varin et Carlos Ghosn, PDG de PSA et de Renault, sur la « compétitivité ». Ces messieurs, la bouche pleine de profits (588 millions d’euros pour PSA, 1,2 milliards pour Renault en 2011), en appellent au gouvernement pour assurer plus de « flexibilité » et faire baisser le « coût du travail ». Tout cela dans le seul but de grignoter le plus de parts possibles sur le marché mondial, en s’entendant pour mener la guerre aux travailleurs. C’est ainsi que les patrons réclament en chœur la possibilité de licencier comme ils l’entendent, et de surcharger de boulot ceux qui restent tout en gelant leurs salaires, pour faire toujours plus de profits. Là-dessus, plus question de concurrence : Varin, Ghosn et tous les autres, oublient bien vite leurs différends, dès lors qu’il s’agit de mettre au point une stratégie pour presser les travailleurs comme des citrons.

Stratégie qui passe, d’abord, par les (trop !) fameux accords de « flexibilité » ou de « compétitivité » que les patrons comme le gouvernement essayent de faire avaler aux salariés. Baisse des effectifs, mobilité interne forcée, suppression de RTT… en échange de déclarations bidon sur le maintien de l’emploi. Et tout cela se fait avec la complicité du gouvernement socialiste, qui appelle ces accords pourris du « donnant-donnant » ! Une complicité active d’ailleurs, puisque Hollande vient de dévoiler son plan d’austérité : au programme, hausse d’impôts même pour les ménages modestes, et coupes claires dans des budgets comme celui de la santé et de la culture, bref coup bas sur coup bas et la volonté, là aussi, de faire payer la crise aux travailleurs.

Refusons l’austérité !

Face à ces attaques en règle, les travailleurs doivent se donner leur propre stratégie. Et commencer par coordonner les luttes qui existent déjà. Après la manif au Salon de l’auto, une cinquantaine de travailleurs de Ford se sont joints, à l’invitation de la CGT de PSA Aulnay, au rassemblement organisé à la Cité des 3000, où ils ont retrouvé leurs camarades de PSA, mais aussi ceux de Sanofi, Air France, Presstalis, Magneto (sous-traitant de PSA) et de bien d’autres boîtes plus petites. C’est à ce genre d’occasions que l’on peut poser les premières pierres d’une telle coordination. Il faut que ceux qui se battent déjà unissent leurs forces, et s’adressent aux autres travailleurs, dans le privé et dans le public, car les problèmes sont les mêmes pour tous.

Refusons l’austérité, les accords piégés du patronat et du gouvernement, et imposons certaines mesures vitales pour les travailleurs, comme l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous avec maintien des salaires.

La journée du 9 octobre contre l’austérité, peut et doit être une occasion de se retrouver tous ensemble dans l’action, dans la grève, dans les manifestations. Et de préparer déjà la suite !

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