Les « casseurs », ce sont les patrons : unifions nos luttes !

imageLes PSA, Goodyear, Virgin, Sanofi, Candia et tous les autres

Mardi 29 janvier, les PSA Aulnay ont rejoint les Virgin sur les Champs-Elysées. Puis dans un même cortège, les Sanofi, les Candia, les Faurecia, les Goodyear, les Licencielles, ex ouvrières des 3 Suisses, les Fralib ont défilé vers le ministère du Travail.

La liste des entreprises qui licencient s’allonge jour après jour mais celle des mobilisations aussi. Aux luttes déjà citées, il faut ajouter les « invisibles », celles que les médias ne relatent pas : les salariés des papiers spéciaux Lana à Strasbourg, ceux des plaques de verre Euroglas dans le Bas-Rhin, de la fonderie SBFM dans le Morbihan, des transports Keolis en Moselle, des textiles industriels Albany dans le Limousin, du carrossier Durisotti dans le Pas de Calais (fournisseur de PSA et Renault)… Et des centaines d’autres : débrayages, rassemblements, grèves longues, occupations d’usine… Sans parler des hospitaliers, des postiers ou des enseignants qui se mobilisent contre le manque d’effectifs.

Les Renault ne sont pas en reste.

La direction continue d’utiliser l’arme du chantage au licenciement… alors qu’elle vient d’annoncer la suppression de 8 260 emplois d’ici 2016 ! Soit les syndicats acceptent une augmentation du temps de travail, la suppression de jours de RTT, la mobilité obligatoire entre les différents sites et le gel des salaires en 2013, soit Renault raye de la carte deux de ses sites. Mais les Renault ont entamé la riposte contre ce chantage honteux. Ils ont multiplié les débrayages la semaine dernière, eux aussi contre l’avis du ministre Arnaud Montebourg qui leur conseillait d’accepter ces « sacrifices modérés ».

Le gouvernement ne s’opposera pas à l’application des plans des licencieurs… Il en est même la cheville ouvrière !

Preuve en est de l’accord du 11 janvier, signé par le MEDEF, la CFDT, la CGC et la CFTC (mais refusé, c’est la moindre des choses, par la CGT et FO), qui devrait bientôt être inséré dans le code du travail. Il facilite le licenciement et permet aux patrons, s’ils bénéficient de l’accord de la majorité des représentants syndicaux, de baisser les salaires en contrepartie d’une promesse de maintien de l’emploi – qui n’engage que ceux qui y croient. Et si le salarié refuse de voir sa paye amputée, c’est la porte pour motif économique. Bref, chômage pour les uns ; travailler plus et gagner moins pour les autres.

Que faire contre l’avalanche de plans de licenciements et de suppressions de postes ?

Les grévistes de PSA Aulnay nous montrent le chemin. Plusieurs centaines d’entre eux ont rencontré les ouvriers de Renault Flins puis ceux de Renault Cléon. Sans compter les cortèges communs à différentes entreprises à Paris le 29 janvier dernier. Tous ces pas vers la convergence des luttes sont importants parce qu’ils capturent le regard de tous les salariés en proie aux licenciements et aux suppressions de poste dans la fonction publique et les grandes entreprises. Mais aussi, ils donnent l’occasion aux « invisibles », aux millions de travailleurs des petites et moyennes entreprises qui subissent de plein fouet les mêmes attaques, de participer à l’indispensable bagarre commune. Contrecarrer l’offensive patronale de façon réaliste requiert une mobilisation générale du monde du travail pour l’interdiction des licenciements et la répartition du temps de travail entre tous.

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