Les patrons et le gouvernement casseurs d’emplois, de services publics et de budgets sociaux : RAS LE BOL !

 

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Il voudrait provoquer les travailleurs de Renault qu’il ne s’y prendrait pas autrement : le patron de Renault vient d’annoncer qu’il était prêt, attention, même pas à renoncer au versement de 30 % de la part variable de son salaire, soit 400 000 euros environ, mais à le « reporter » à 2016. L’équivalent de l’aumône d’une pièce jaune pour ce monsieur Ghosn, qui touche un salaire annuel de 12,8 millions d’euros. C’est avec des déclarations aussi indécentes qu’il s’imagine convaincre les salariés de Renault de se sacrifier et d’accepter les « accords de compétitivité », c’est-à-dire de travailler plus en gagnant moins.

Pendant que Ghosn étale sa richesse, PSA pleure misère en annonçant 5 milliards d’euros de pertes… fictives, pour 2012

En effet, des pertes aussi fictives que la richesse de Ghosn et de l’ensemble du monde patronal est réelle : il s’agit de 3,8 milliards de « dépréciation d’actifs », c’est-à-dire d’un artifice comptable anticipant, en cas de vente, la perte de valeur de sites industriels comme celui d’Aulnay que la direction veut fermer. Auxquels s’ajoutent 528 millions d’euros qui ont été provisionnés pour financer les 11 000 suppressions de postes. PSA avoue lui-même que « cette mesure est sans impact sur la trésorerie et n’affecte ni la liquidité ni la solvabilité du groupe ». Un simple jeu d’écritures, donc, qui a pour but de noircir le tableau et de justifier les licenciements et pertes d’emplois. En attendant, les voitures sortent et l’argent rentre ! Les actionnaires ne s’y sont pas trompés : le jour même de l’annonce, l’action montait de 2,5 % à la Bourse de Paris.

Gouvernement complice

Ce sont les mêmes profiteurs et exploiteurs qui parlent de violence et de terrorisme quand les salariés se mettent en grève contre leurs attaques, comme à Aulnay depuis cinq semaines. Mais d’où vient la violence, quand on voit un chômeur en fin de droits s’immoler devant Pôle emploi à Nantes, désespéré par sa situation ? Qui est responsable de cette violence, sinon ceux qui l’ont licencié ?

Ce n’est pas tout. Comme si la situation de millions de salariés et de retraités ne devenait pas assez insupportable, voilà que le gouvernement parle de « rigueur » : le ministre de l’économie projette de nouvelles réductions de dépenses publiques, le premier ministre parle de fiscaliser les allocations familiales, et le président socialiste de la Cour des comptes (nommé à l’époque par Sarkozy), conseille à ses copains du gouvernement de geler les retraites ou de supprimer les transports locaux gratuits pour les seniors ! Bref : patrons et ministres, tous unis contre le monde du travail, pour que les Ghosn, Peugeot et autres nababs du CAC 40 puissent afficher leur arrogance et appliquer leurs plans scélérats.

Rendre les coups aux casseurs sociaux

Il y a bien là une surenchère dans les attaques, qui mérite la riposte des travailleurs. Tous ces riches décomplexés, qui nous demandent de nous serrer encore plus la ceinture pour qu’ils se remplissent mieux les poches, n’auront pas volé le coup de colère qui pourrait bientôt éclater… et que nous devons tous préparer !

C’est en s’unissant dans toutes les occasions possibles que nous nous ferons craindre. La semaine dernière, les Goodyear qui manifestaient devant le siège de leur entreprise à Rueil-Malmaison avaient invité toutes les entreprises en lutte à venir les rejoindre. Ils ont eu le renfort de délégations de PSA Aulnay, mais aussi de Renault-Guyancourt, de Sanofi, d’Arcelor, Fralib et d’autres encore. Les médias n’en revenaient pas de voir les salariés de PSA et de Renault faire cause commune quand ils se sont rassemblés à Flins ou à Cléon. Souhaitons qu’ils n’aient pas fini d’en voir !

Le 5 mars sera parmi d’autres une nouvelle occasion de se mobiliser ensemble contre les accords de la honte que certains syndicats ont signé au niveau national avec le Medef.

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