Multiplication des mouvements de colère : Aux travailleurs d’en prendre la tête !

 

 

 

 

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Le ras-le-bol fiscal n’en finit pas. Et les mouvements de colère qu’il suscite non plus : manifestations des transporteurs, des centres équestres, des artisans… A qui le tour ?

Encore une hausse d’impôt, celle de la TVA, l’impôt le plus injuste

Après l’écotaxe, étudiée pour toucher les plus petits et épargner les plus gros transporteurs, c’est la hausse programmée de la TVA, avec laquelle le gouvernement continue dans la taxation des plus pauvres. Déjà 800 000 ménages modestes, jusqu’alors non imposables, se sont vus pour la première fois imposés sur leurs revenus.

Au 1er janvier, l’augmentation de la TVA est prévue de 19,6 % à 20 % pour le taux maximum et de 7 à 10 % pour le taux intermédiaire, concernant la restauration, les transports, les travaux du bâtiment, le bois de chauffage, etc. Les 7 milliards d’euros que devraient dégager ces hausses vont contribuer… à financer une bonne partie des 20 milliards de crédit d’impôt compétitivité destinés aux entreprises ! Cette hausse de l’impôt le plus injuste, puisqu’il taxe les familles sur leur consommation quels que soient leurs revenus, va donc servir à remplir un peu plus les poches des plus gros patrons.

Ras-le-bol d’engraisser les licencieurs !

Alors que ces mêmes capitalistes ne cessent de détruire nos emplois. Ce qui se passe en Bretagne est à l’image du reste de la France. En Bretagne, les travailleurs de Gad, de Tilly-Sabco, de Marine Harvest, de PSA Rennes, font face aux suppressions d’emplois. Mais c’est dans toutes les régions que s’accélèrent les plans de licenciements : + 12 % sur les neuf premiers mois de l’année par rapport à 2012.

Dans le Nord, les salariés de la Redoute ont manifesté et continuent de s’organiser contre les 700 suppressions d’emplois programmées. En région parisienne, PSA Aulnay doit fermer définitivement dans quelques mois, et pour l’ensemble du groupe, des milliers de suppressions de postes sont prévues sur tous les sites. Sans parler des accords dits de compétitivité, qui sont imposés un peu partout aux salariés, pour aggraver leurs conditions de travail et baisser leurs salaires sous prétexte de préserver l’emploi.

Qui récoltera les fruits de la colère ?

En Bretagne, nombreux sont ceux qui aimeraient récupérer le mécontentement qui s’exprime et l’utiliser dans leur propre intérêt : des patrons, en particulier de l’agroalimentaire, à la FNSEA, le syndicat des gros agriculteurs, en passant par des politiciens de tous bords, et d’abord de l’extrême-droite. Mais à Quimper le 2 novembre, les manifestants les plus nombreux étaient les salariés, en particulier ceux de l’agro-alimentaire les plus exploités.

La question est donc maintenant qui prendra la tête de ce ras-le-bol social généralisé ? Si nous voulons éviter de tirer les marrons du feu pour les patrons, la droite, l’extrême-droite et tous nos exploiteurs, la seule solution serait que les travailleurs s’organisent par eux-mêmes.

D’abord pour mettre en avant leurs revendications : interdire les licenciements, augmenter les salaires, imposer les plus riches.

Ensuite, pour pouvoir tendre la main et faire la jonction avec toutes les autres couches populaires qui ne vivent pas sur notre dos mais sont également victimes de la politique des patrons et de ce gouvernement : paysans, artisans, enseignants, etc.

Dès cette semaine de nouvelles manifestations sont prévues, des salariés de La Redoute à Paris, samedi à nouveau les ouvriers bretons, de Morlaix, Saint-Brieuc… à Rennes. D’autres encore les semaines suivantes. Il nous faut saisir toutes les occasions de prendre tous les contacts possibles d’une entreprise à l’autre, et de manifester ensemble.

Il est temps que le mouvement parti de Bretagne s’étende, que tous les travailleurs menacés – c’est-à-dire nous tous ! – s’unissent pour riposter. Pour faire remballer aux patrons et au gouvernement qui les sert, leurs attaques et leurs licenciements.

 

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