Tous ensemble ! Contre les licenciements et les accords de la honte !

Malevitch_rougeL’accord sur la « flexi-sécurité » du travail du 11 janvier signé par le patronat, la CFDT et quelques autres confédérations, satisfait Michel Sapin, le ministre du Travail. La CGT et FO, à juste titre, c’était la moindre des choses, ont refusé de signer. Cet accord scélérat prévoit des baisses de salaire et des augmentations de la durée du travail « en cas de difficultés économiques » ; les patrons pourront aussi imposer aux salariés l’obligation d’aller travailler sur un autre site de la société (« mobilité interne »). Et les licenciements seront facilités. C’est une capitulation pure et simple devant les vœux du Medef.

Auparavant PSA avait annoncé une saignée de 11 000 postes et veut fermer l’usine d’Aulnay.

De son côté, Renault vient de décider la suppression de 8 260 emplois, tout en voulant imposer dans ses usines un accord de compétitivité encore plus pourri : mobilité forcée, allongement du temps de travail, gel des salaires en 2013 et des augmentations dérisoires pour 2014 (+ 0,5% ) et 2015 ( + 0,75%), ce qui avec l’inflation reviendra à une baisse des salaires. Qui plus est, avec le chantage de fermer deux usines (en plus des suppressions de milliers de postes) en cas de non signature de l’accord. Licencier les uns et surexploiter les ouvriers restants, voilà le but de ces accords scandaleux.

Hollande et Medef, main dans la main contre les travailleurs

Le gouvernement Ayrault accorde 20 milliards de crédit d’impôt aux entreprises, mais Hollande n’a pas hésité à recevoir à coups de grenades lacrymogènes les sidérurgistes de Florange venus remettre une pétition à l’Elysée, et à envoyer ses CRS pour intimider (en vain !) les grévistes de PSA Aulnay qui allaient à la rencontre de leurs camarades de PSA Poissy et de St Ouen !

Ces 20 milliards de cadeaux profiteront surtout aux licencieurs Peugeot et Renault, aux géants du bâtiment (les Vinci, Bouygues et Eiffage) qui font déjà des milliards de profits, à la grande distribution connue pour ses bas salaires et ses emplois précaires ; à ArcelorMittal, qui vient de renier une autre promesse après celle de Florange en annonçant la fermeture en Belgique de six installations de transformation et de finition de l’acier. Ces groupes richissimes empochent les cadeaux du gouvernement d’une main tout en fermant leurs usines et en licenciant de l’autre.

Et d’autres sales coups se préparent : pendant que les patrons vident des usines et fabriquent de nouveaux chômeurs, le COR (Conseil d’orientation des retraites) propose de diminuer les retraites. De son côté, la Cour des comptes préconise une baisse des indemnités de chômage !

Alors, quelle riposte ?

 

La convergence des luttes, c’est possible , comme le prouvent les événements de jeudi dernier à Renault-Flins : la direction du site avait tout fait pour empêcher les travailleurs PSA d’Aulnay de rejoindre leurs camarades de Renault en débrayage dans leur usine : portes cadenassées, vigiles et cadres sur le pied de guerre… La détermination des 250 ouvriers de PSA Aulnay a eu raison de toutes ces mesures. Les scènes de liesse et de fraternisation entre les salariés de Citroën et ceux de Renault ont fait chaud au cœur à tous les participants, comme aux quelques millions de travailleurs qui ont vu le reportage aux journaux télévisés de la mi-journée ou du 20 heures. Cette action montre que la convergence des luttes pour briser l’isolement d’une seule usine n’est pas une utopie.

De nouvelles occasions s’annoncent de rejoindre les salariés d’autres secteurs dès cette semaine : la manifestation des grévistes de tous les Virgin aux Champs Elysées mardi 29 ; celle des Licencielles, de Goodyear, Fralib, Sanofi et quelques autres le même jour au ministère du Travail ; les mobilisations chez Renault le lendemain, et les salariés de la fonction publique le 31 janvier.

Organisons le Tous ensemble ! Oui, c’est possible !

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