Tribune TEAN plateforme H


Pour un effort d’implantation dans la classe ouvrière et sa jeunesse et une campagne politique effective du parti pour les mois à venir.

 

Rassembler les militants du parti, d’accord, mais sur quoi ? Sur quelles tâches, quelle politique précise pour les mois à venir ? Rien de précis ne nous est proposé à ce sujet. Juste rassembler pour rassembler, disons sur l’anticapitalisme… des militants déjà rassemblés là-dessus, puisqu’ils restent au NPA ! La seule chose qui nous est proposée, est la formule floue et ambiguë à souhait de « construire une opposition de gauche ». Et cela, en direction avant tout du Front de Gauche, qui tout en pouvant se montrer plus ou moins critique vis-à-vis du gouvernement PS, lui apporte néanmoins son soutien.

À quoi pourrait bien servir aujourd’hui ce front durable, s’il voyait le jour, et sur quel terrain ? Pas à mettre sur pied une opposition parlementaire… vu l’absence de représentation du NPA à la chambre ou au sénat. C’est pourtant là que le FdG entend d’abord mener ce qu’il entend par bataille et s’opposer, dans la mesure où il s’opposera… ou pas.

Un front pour préparer la future mobilisation d’ensemble des travailleurs ? Mais le Front de gauche met en avant des objectifs électoraux – la révolution par les urnes, jamais par la lutte d’ensemble ou la grève générale.

 

L’unité entre qui et qui ?

Dans la situation actuelle, l’unité avec le FdG comme avec la gauche syndicale ou politique ne peut être que ponctuelle dans l’action sur un objectif partagé. En ce moment même, par exemple, contre les plans de licenciements ou les restructurations qui se multiplient, le NPA pourrait s’atteler à convaincre les militants d’autres organisations politiques ou syndicales, et ces organisations elles-mêmes, de s’adresser à ceux des autres entreprises concernées par les mêmes problèmes.

Mais un front c’est déjà l’affirmation publique de solidarités et d’engagements durables entre les organisations qui le composent. Alors que le monde du travail va devoir affronter un gouvernement de gauche qui s’apprête à lui faire payer la crise capitaliste, le NPA ne doit ni prendre d’engagements durables ni affirmer de solidarité autre qu’au coup par coup avec des organisations qui s’affichent elles-mêmes comme solidaires en tout ou en partie de cette gauche.

 

Mettre fin à la politique du « tout électoral »

Les seules campagnes de notre parti menées à l’échelle nationale le furent à l’occasion des élections. Les débats qui ont déchiré le parti aussi.

Il nous faut inverser les priorités telles qu’elles ont eu cours jusque-là. Participer aux élections, mais d’abord pour prolonger les interventions dans les mobilisations de la classe ouvrière et des couches populaires, et défendre publiquement la politique révolutionnaire en toutes occasions. Et, dans l’immédiat, faute de pouvoir intervenir sur tous les terrains, vu nos forces limitées, établir des priorités, choisir ceux vers lesquels diriger l’activité des militants et des comités, les secteurs qui peuvent jouer un rôle décisif lors des prochaines mobilisations d’ensemble auxquelles nous voulons œuvrer : les lieux de travail et la jeunesse.

Le 5 juillet 2012.

Aurélien (75), Hervé (91), Maria (75), Zara (93), membres du CPN du NPA

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